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Né le 23 décembre 1930, Kishor Parekh obtient sa maîtrise en cinéma de la University of Southern California. Au cours de ses études, il reçoit six des sept prix décernés dans le cadre d’un concours international parrainé par la National Press Photographers Association et Life Magazine. En 1961, de retour en Inde, Parekh rejoint le quotidien de Delhi, Hindustan Times, où il occupe le poste de photographe en chef. Immédiatement, il se fait connaître par ses reportages sur la guerre indo-chinoise de 1962 et la guerre indo-pakistanaise de 1965. Ses images des conflits tels qu’il pouvaient être vus depuis l’Inde sont tout de suite reprises dans un grand nombre de publications internationales, telles National Geographic, Paris Match, le London Times, Time Magazine, Newsweek, Stern, Popular Photography et Asahi Graphic. Parekh reçoit par la suite la médaille d’or et un chèque décernés par Soviet Land pour son reportage sur le sommet de Tachkent qui mit fin à la guerre indo-pakistanaise de 1965. En 1967, Parekh rejoint l’équipe de Asia Magazine et réalise de nombreux grands reportages. Il passe ensuite à Pacific Magazines Ltd. en tant que directeur de la photographie.

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Kishor Parekh est considéré comme l'un des pionniers du photojournalisme en Inde, car il a déclenché un changement profond dans la philosophie du reportage dans ce pays et en a rehaussé la qualité. Pour Parekh, l'Inde est une source intarissable d'inspiration et de création. Ses images sur la famine dans l'état du Bihar ont été exposées aux États-Unis dans le cadre d'un projet de soutien financier aux victimes. D'importantes expositions individuelles ont été organisées tant à Bombay qu'à Los Angeles, et sa grande rétrospective sur Jawarlal Nehru à Delhi après la mort de l'homme d'État attira de nombreux pèlerinages. Au cours de ses missions au Pakistan oriental, il réussit à se joindre aux populations en exode, frayant avec les soldats, les libérateurs et les reporters. En l'espace de quelques jours, il fixait sur pellicule la douloureuse naissance d'un nouvel État, le Bangladesh.

« Lorsque Kishor Parekh s'est rendu au Bangladesh, il n'imaginait pas qu'il assisterait à un génocide, ou qu'il expliquerait l'exode, ou qu'il montrerait l'esprit d'un peuple, ni qu'il suivrait son retour au pays ; il est parti au Bangladesh pour savoir le pourquoi et le comment du conflit, mais surtout pour voir de ses propres yeux cet étrange espoir qui réussit à mouvoir un peuple. Les soldats pakistanais ont fait de chaque coin de rue et de chaque marais au Bangladesh un charnier ; chaque famille aura perdu au moins un de ses membres dans ce sacrifice pour la liberté.

Ces images soulignent toute la futilité de ces conflits. Nous avons tous déjà vu des images de femmes violées, mais la femme prise en photo par Parekh vit maintenant dans un monde où le pardon, la douleur, et la mémoire n'auront jamais cours. C'est un visage à la frontière de la souffrance, une souffrance qu'il ne sera jamais donné à cette femme de comprendre...

Ces photographies illustrent les neuf mois d'horreur totale vécus par ces populations. » Avant sa mort en 1982, à l'âge de cinquante-deux ans, Kishor Parekh a travaillé pendant dix ans comme photographe free-lance et consultant en direction artistique, faisant des incursions remarquées dans le domaine de la mode et de la photographie commerciale.

Kishor Parekh

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