Dans un rapport récent, l’Organisation météorologique mondiale a révélé que des indicateurs clés du changement climatique avaient atteint des niveaux record et continuaient de s’aggraver : gaz à effet de serre, niveau de la mer, teneur en chaleur des océans, et acidification des océans.

De nombreuses substances étant solubles dans l’eau, celle-ci est particulièrement vulnérable à la pollution. Les effluents toxiques provenant des élevages, des zones urbaines et des usines ruissellent et polluent les eaux, contribuant ainsi à l’acidification des océans. Une forte contamination par les métaux lourds a été constatée chez les poissons. Dans les zones rurales de certains pays, là où les bornes-fontaines sont la seule source d’eau potable, plus de 200 millions de personnes consomment de l’eau contaminée à l’arsenic.

Les scientifiques redoutent une fonte totale de la glace actuellement piégée dans les glaciers et les terres de l’Arctique et de l’Antarctique. Si leurs craintes se concrétisent, le niveau de la mer va augmenter au point de submerger des villes, voire des pays entiers comme les Maldives, les îles Marshall et les Seychelles.

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Le fait que les continents soient entourés d’eau pourrait laisser croire que l’eau est disponible en abondance. Pourtant c’est faux puisque l’eau douce ne représente que 2,5 % de toute l’eau présente sur terre. La sécheresse impacte le monde entier, et les populations urbaines seront parmi les plus touchées car les aquifères qui alimentent certaines des villes les plus peuplées du monde, comme Pékin, Mexico, Lima, Buenos Aires ou Dacca, seront épuisés. Aussi doit-on s’attendre à des guerres pour l’accès à l’eau, et des conflits de ce type existent déjà. Quant aux pouvoirs publics, ils ont tendance à réagir aux catastrophes plutôt qu’à s’y préparer, ce qui entraîne des coûts, ne serait-ce que financiers, immenses.

Conscient des sombres prédictions du réchauffement climatique, Ian Berry, photojournaliste de l’agence Magnum, a voulu documenter le résultat de la négligence et de la cupidité de l’homme dans l’utilisation des ressources naturelles du monde. En regardant les photos de Ian Berry, ainsi que les statistiques et les rapports sur les conséquences des actions et de l’inaction de l’homme, le constat est sans équivoque : il est primordial d’agir dès aujourd’hui pour protéger notre planète Terre, c’est le seul monde que nous ayons.

Kathie Webber.

Ian Berry

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Danielle Mattioli
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