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Lauréate de la Bourse Canon de la Femme Photojournaliste 2019

Un conflit dure depuis des décennies dans le sud du Caucase, dans la région disputée du Haut-Karabakh, avec de violents combats entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes. En 1994, après six années de guerre, un cessez-le-feu a été conclu, mais les violences continuent le long de la ligne de contact entre la république non reconnue du Haut-Karabakh* et l’Azerbaïdjan.

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Les autorités locales encouragent la croissance de la population d’origine ethnique arménienne. Les familles nombreuses se voient par exemple attribuer une maison à la naissance du cinquième ou sixième enfant. Mais à mesure que les familles s’agrandissent, il est de plus en plus difficile pour les parents de s’occuper de leurs enfants. Ce reportage montre la vie de plusieurs familles qui, chacune dans des situations différentes, peinent toutes à subvenir aux besoins de leurs enfants. Les difficultés liées à la situation économique actuelle de leur région ont un impact sur les conditions de vie et le développement des enfants. Mais pour beaucoup, ces difficultés ont fini par faire partie du quotidien, et puis il reste toujours la joie et l’espièglerie des enfants.

La présence militaire est très visible dans le Haut-Karabakh, et l’objectif d’encourager la croissance démographique est étroitement lié à la volonté de protéger la région. La naissance d’un fils est accueillie avec une joie particulière, comme on peut souvent l’observer dans les maternités. Pourtant, parmi celles que j’ai photographiées, beaucoup sont des familles sans père. Dans le village de Charectar, Alisa, fille aînée d’Epraqsya qui élève seule ses huit enfants, m’a expliqué qu’elle voulait servir dans l’armée. Mais quand je lui ai parlé de l’académie militaire de la capitale Stepanakert et des femmes élèves officiers, elle m’a confié qu’elle préférerait rester et travailler au village.

Dans le Haut-Karabakh, les enfants comme les adultes savent ce que signifie la lutte, ils l’éprouvent chaque jour sans pour autant être capables de lui donner un nom.

Anush Babajanyan

  • La république du Haut-Karabakh n’est reconnue par aucun des États membres de l’Organisation des Nations unies.
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Anush Babajanyan

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