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C’est en 2005 que je suis tombé amoureux des États-Unis. C’était la toute première fois que je m’y rendais. Je me souviens très bien de ce jour, c’était un lundi à la fin du mois de janvier. J’ai atterri vers 15 heures à Houston, avant de prendre la voiture pour rejoindre Austin, la capitale du Texas, à quelque 240 kilomètres de là.

Je n’oublierai jamais les trois premières heures que j’ai passées dans ce pays. Des gratte-ciel à perte de vue dans le centre de l’une des plus grandes villes du pays, des puits de pétrole en activité au milieu du désert, des autoroutes à dix voies où circulent d’impressionnantes voitures, et pas moins d’une quinzaine de panneaux publicitaires pour des armureries de chaque côté de l’autoroute.

Depuis ce jour, je suis allé plus de vingt fois aux États-Unis pour y travailler ou rendre visite aux nombreux amis que j’ai rencontrés au fil du temps. J’y suis souvent retourné simplement pour découvrir et vivre dans de nouveaux endroits.

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Mon amour pour les États-Unis ne s’est jamais démenti. Il a influencé mon parcours et c’est là-bas que j’ai réalisé une grande partie de mon travail, prenant des milliers de photos et recueillant des centaines d’histoires d’Américains. Je pourrais dire que je connais les États-Unis et les Américains presque aussi bien que mon propre pays, l’Italie. Et pourtant, ce pays parvient toujours à me surprendre. Pour le meilleur ou pour le pire. Ainsi, il y a quelques années, j’ai lu qu’il y avait plus d’armes à feu détenues par des particuliers que d’habitants aux États-Unis. J’ai aussitôt pensé à mes amis américains qui, à ma connaissance, ne possèdent pas d’armes. Et comme eux, beaucoup d’autres Américains n’en possèdent aucune. Je me suis donc demandé : « Mais alors, à qui appartiennent toutes ces armes ? Si autant de personnes n’en ont pas, alors beaucoup d’autres doivent en avoir beaucoup. »

C’est cette curiosité qui m’a amené à rentrer un jour dans une armurerie au Kansas et à commencer à discuter avec quelques clients. « Combien d’armes avez-vous chez vous ? » leur ai-je demandé. « J’en ai plus de 50 ! » m’a répondu l’un d’eux. Peu de temps après, j’étais chez lui pour le prendre en photo avec toute sa collection. Il était aussi fier de montrer son arsenal qu’un ami qui me ferait voir sa collection de vinyles ou de montres.C’est à partir de là que j’ai décidé de voyager à travers le pays pour photographier, interroger et découvrir la partie de l’Amérique qui aime les armes à feu.

J’ai découvert certaines de ces histoires grâce à des connaissances, mais pour la plupart, c’est sur Instagram et autres réseaux sociaux que je les ai trouvées en suivant simplement des profils avec des hashtags liés aux armes à feu. J’en ai contacté quelques-uns, puis je suis allé chez eux. Mon intention était de dresser un portrait de la culture des armes et de l’amour qu’une partie des Américains portent aux armes à feu.

Pour ces photos, j’ai appliqué une formule que j’avais déjà utilisée pour d’autres projets : j’ai demandé à mes sujets de me montrer ce qu’ils avaient chez eux. J’ai ensuite tout agencé de façon ordonnée et géométrique, comme si chaque objet faisait partie intégrante de leur environnement. Ces images et ces histoires sont le résultat de mon enquête et de mon aventure.

Gabriele Galimberti

Gabriele Galimberti

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