Plan de travail 5 Plan de travail 2 Plan de travail 6

Le 24 février 2022, après des mois de rumeurs et de spéculations, le président russe Vladimir Poutine a lancé une attaque totale contre l’Ukraine. En réponse à l’invasion, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à la mobilisation générale et proclamé la loi martiale, interdisant notamment à tous les hommes âgés de 18 à 60 ans de quitter le pays. Ceux qui vivaient à l’étranger n’étaient pas rappelés, et pourtant des milliers de jeunes hommes et jeunes femmes ont fait le choix de rentrer pour défendre leurs maisons, leurs familles, leur nation.

Alors que l’armée russe s’attendait à ce que la capitale tombe en l’espace de trois jours, elle s’est heurtée à une défense acharnée de la capitale et de tout le pays. Chaque fois que les forces russes pénétraient dans une ville ou un quartier, elles saccageaient les maisons, les bureaux et les commerces. Sur les murs de leurs maisons, les habitants inscrivaient : « люди » (des gens) vivent ici, ou « діти » (enfants), pour signaler que les occupants étaient des civils, mais cela n’a pas empêché les Russes de piller leurs maisons, de prendre leurs biens et parfois leurs vies.

Début avril 2022, après un mois de combats intenses, les forces ukrainiennes ont réussi à libérer la ville de Boutcha, dans la périphérie de Kiev. Daniel Berehulak a passé plusieurs semaines à documenter les crimes de guerre commis dans cette ville où les forces armées russes, confrontées à la résistance farouche des soldats et volontaires ukrainiens, ont eu recours à une campagne de terreur et de représailles, ciblant parfois même des jeunes femmes, qui ont été violées, assassinées, autrement dit exécutées pour le seul crime d’avoir été de fières Ukrainiennes.

Plus tard, lorsque l’armée russe, démoralisée et vaincue, a fini par battre en retraite, une scène d’horreur et de désolation est apparue : des corps de civils partout, dans les rues, dans les jardins, les caves et les salons, certains avec une balle dans la tête, d’autres avec les mains liées dans le dos. Et puis il y avait les séquelles psychologiques des survivants.

Cette exposition relate les découvertes des combattants et des responsables ukrainiens après la retraite de l’armée russe. C’est un témoignage sur des semaines de violations des droits de l’homme, mais aussi sur la résilience d’un peuple qui lutte pour son indépendance depuis plus d’un siècle.