Le 25 avril 2015, un tremblement de terre de magnitude 7,8 a frappé le Népal en plein cœur, ébranlant un pays déjà pauvre. Le bilan s’élève à près de 9 000 morts, 22 000 blessés et des centaines de milliers de maisons et de monuments historiques détruits. Au total, 8,1 millions de personnes ont été touchées à travers le pays. Des centaines de répliques – l’une atteignant 7,2 sur l’échelle de Richter le 12 mai – ont fait des ravages supplémentaires, endommageant bâtiments et temples, alourdissant le bilan humain et traumatisant un peu plus la population.

La mousson, qui commence à la mi-juin, venait menacer les quelque 2,8 millions de personnes qui vivent dans des abris de fortune et dépendent de l’aide humanitaire depuis le séisme. De nombreuses écoles ont rouvert le 31 mai, mais pour des milliers d’enfants les cours se font sous des tentes ou dans des centres provisoires. Ces circonstances et le traumatisme psychologique qu’ont vécu enseignants et élèves risquent d’annuler les progrès réalisés au cours de ces dernières décennies pour améliorer le taux de scolarisation au Népal. Le pays souffrait déjà beaucoup de la pauvreté, de la malnutrition, du manque d’accès à l’eau potable, de la discrimination sexuelle ou encore du trafic. Il doit désormais faire face à l’impact du tremblement de terre, et il lui faudra des années pour se reconstruire et se relever de cette catastrophe.

Deux mois après la secousse, de nombreux monuments historiques avaient été remis en état et rouverts au public. La plupart des commerces et des écoles fonctionnaient à nouveau dans la capitale et dans d’autres villes de la vallée de Katmandou. La vie semblait avoir repris son cours, même si des milliers de personnes vivaient encore sous des tentes et dépendaient des organisations internationales. À l’approche de la mousson, la priorité était de déblayer les décombres et de démolir les bâtiments partiellement détruits ou menaçant de s’écrouler. Selon le gouvernement népalais, il faudra plus de sept milliards de dollars et au moins cinq ans pour tout reconstruire.

Le séisme a fait basculer un million de personnes sous le seuil de pauvreté, dans un pays qui affichait déjà l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde. En dépit des conséquences physiques et psychologiques de cette tragédie, la population népalaise travaille jour et nuit pour reconstruire le pays, avec une seule obsession : « Le Népal se relèvera.»

Omar Havana

Omar Havana

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