Lauréat du Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2015

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, plonge la Centrafrique dans le chaos. De violents affrontements opposent les rebelles de la Séléka – coalition majoritairement musulmane – aux milices chrétiennes anti-balaka.

En décembre 2013, face à l’escalade de la violence, la France lance l’opération Sangaris – du nom d’un papillon rouge qui peuple les forêts centrafricaines – pour mettre fin aux massacres et apaiser les tensions entre les communautés.

Depuis le début de l’opération, 2 000 soldats français ont été déployés en Centrafrique. Parmi ces militaires, des soldats de la Légion étrangère.

Durant le mois d’août 2014, j’ai suivi le 2e régiment étranger d’infanterie de Nîmes (2e REI) déployé à Bambari, afin de témoigner de la difficulté de la mission pour ces hommes, pour la plupart étrangers, au service de la France.

Leur objectif : désarmer les différents groupes combattants et empêcher des exactions de masse entre les communautés civiles. Mais l’ennemi est souvent difficile à identifier, et l’ami d’un jour peut devenir l’ennemi du lendemain. Puis viennent s’ajouter à ces difficultés le climat tropical, les maladies, un environnement hostile.

Ce reportage n’offre qu’une vision partielle du conflit centrafricain, celle d’une section de 30 hommes de la Légion étrangère.

La proximité, le temps passé en leur compagnie pour les photographier au plus près m’ont permis de comprendre, à travers leurs yeux et leur comportement, les sentiments éprouvés sur un théâtre d’opérations, où le combat, tant attendu, craint et imaginé, ne représente qu’une infime partie de la mission.

Edouard Elias

Edouard Elias

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