International Festival of Photojournalism

From August 27 to September 11, 2016

Education week from September 12 to 16

Screenings from August 29 to September 3

Professional week from August 29 to September 4

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18 / 04 / 2016

Jesse A. Fernandez

A voir au couvent des Minimes, 24 rue Rabelais à Perpignan du 8 avril au 13 mai 2016, du mardi au dimanche Entrée gratuite, de 11 heures à 17 heures 30. Possibilité de visites pour les scolaires.

Jesse A. Fernandez

Jesse A. Fernandez

Du 8 avril au 13 mai 2016, le Centre International du Photojournalisme de Perpignan vous propose une grande exposition au couvent des Minimes du photographe cubain : Jesse A. Fernandez.

L'exposition sera complétée par le film Salut les Cubains (1963), d'Agnès Varda proposé par l'Institut Jean Vigo de Perpignan du 2 au 13 mai 2016.

Jesse A. Fernandez, est né à La Havane, le 7 décembre 1925. La photographie lui a permis d'appréhender le monde et de se faire connaitre.

 Après des études d'arts plastiques à La Havane puis à New-York, il découvre la photographie en 1952, lors d'un séjour en Colombie. « Pour moi la photographie fut un contact avec la réalité. Je ne connaissais rien à la technique, je ne savais même pas ce qu'était un diaphragme, mais je me suis jeté à corps perdu sous l'influence de Walker Evans et de Cartier-Bresson. »

 De retour à New-York, il est engagé par le magazine Life pour mener un reportage à Cuba sur tout ce que La Havane compte de créateurs, dont le peintre surréaliste Wifredo Lam, le poète et romancier José Lezama Lima et la danseuse Alicia Alonso. Il y captera aussi la vie quotidienne de la capitale, la rue, le monde ouvrier, les manifestations sportives et l'univers du jeu qui fait alors la réputation de l'île. Durant ces années folles, sous le régime du dictateur Fulgencio Batista, casinos et night-clubs sont les lieux de prédilection de milliers de vedettes et de touristes américains, ainsi que d'Ernest Hemingway. C'est aussi le temps des sabotages, des kidnappings (Juan Manuel Fangio) et des arrestations.

  Lors de la révolution qui mit fin au régime de Batista, et qui secoua tant de consciences en Amérique Latine et en Europe, Jesse Fernández, témoin privilégié des évènements, sera aux côtés de Fidel Castro, qu'il photographiera à plusieurs reprises à Cuba aussi bien qu'à New York lors de sa visite à l'ONU. Photographe du quotidien Revolución, et surtout de son suplément culturel Lunes de Revolución, comme plusieurs autres des rédacteurs de cette publication légendaire, de très haute qualité, et où régnait une grande liberté d'expression, il finira par déchanter, et par quitter le pays. Il n'y reviendra jamais et cette déterminante mais douloureuse expérience l'amène à abandonner le photojournalisme. « J'ai cessé de photographier ce qui n'était pas vraiment mon univers, comme la guerre et ses tragédies. Je suis donc retourné à la peinture. Maintenant quand je fais des photos, je prends la réalité de ce que je veux». Après avoir vécu à nouveau à New York, puis à Puerto Rico et en Espagne, Jesse Fernández mourut à Paris en 1986, ville où il passa les dernières années de sa vie. Certains de ses meilleurs portaits d'écrivains et d'artistes datent de cette période finale.

L'exposition sera complétée par le film Salut les Cubains (1963), d'Agnès Varda proposé par l'Institut Jean Vigo de Perpignan du 2 au 13 mai 2016.

 

Commissaire d'exposition : Annie Boulat

 

A voir au couvent des Minimes, 24 rue Rabelais à Perpignan du 8 avril au 13 mai 2016, du mardi au dimanche

Entrée gratuite, de 11 heures à 17 heures 30.

 

Possibilité de visites pour les scolaires.